Lota Animal Mon Ami

Discutions et info sur la cruauté animale
 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 "France" Au chevet des pigeons !!

Aller en bas 
AuteurMessage
georgeslaurent
Admin
avatar

Nombre de messages : 9450
Age : 74
Localisation : (Belgique)
Date d'inscription : 26/11/2006

MessageSujet: "France" Au chevet des pigeons !!   Dim 14 Aoû - 15:02


"France" Au chevet des pigeons !!


La députée Michèle Delaunay réclame la fin du gazage des pigeons et l'installation de pigeonniers urbains. Une option que les services de la Ville étudient de près.



Capture de pigeons, ici place Charles-Gruet : soudain, un filet happe les volatiles. Puis ce sera l'euthanasie. ARCHIVES QUENTIN SALINIER

«Le sujet est modeste, mais il intéresse, outre les pigeons eux-mêmes (!), de nombreux Bordelais », commente Michèle Delaunay, en marge d'un courrier qu'elle vient d'adresser à Alain Juppé pour demander à la mairie de privilégier des « méthodes douces » dans son traitement du plus citadin des volatiles.

Citadin, mais pas toujours urbain : tous les Bordelais n'apprécient pas les salissures dont ces oiseaux, parfois méchamment qualifiés de « rats volants », maculent l'espace public. Quant à la longue mélopée de leurs roucoulements…

Le Bordeaux de la colombophilie
Les pigeons ont leurs défenseurs, qui rappellent par exemple le rôle joué par cet oiseau dans l'histoire de France - allusion aux pigeons voyageurs pendant la première Guerre mondiale… Certains d'entre eux bravent parfois l'interdiction de nourrir ces oiseaux mal aimés. On les croise en ville, qui sèment, qui sèment, peut-être pour tromper une forme de solitude urbaine… quitte à transformer certaines portions de l'espace public en QG clandestins de la colombophilie. Ainsi plusieurs places (place de la République, place Charles-Gruet, place Lemoine…) sont régulièrement constellées de miettes et accostées par des légions de pigeons. Idem pour les allées de Tourny ou certains espaces du Grand-Parc.


Les services d'hygiène de la Ville déplorent ce nourrissage sur la voie publique, parce qu'il favorise les fortes concentrations de pigeons. Or c'est du surnombre que viennent les nuisances.
Régulièrement interpellée sur ce sujet, notamment en conseil de quartier, la Ville a jusqu'ici choisi la manière forte : capture et gazage. « La prolifération des pigeons peut poser trois types de problèmes : pour les bâtiments (ils dégradent l'habitat), pour la santé (ils véhiculent des germes), et pour la biodiversité, qu'ils peuvent déséquilibrer en prenant le dessus sur d'autres espèces… d'autant qu'il y a toujours eu à Bordeaux, ville portuaire équipée de silos céréaliers, une présence massive de pigeons, explique Philippe Latrille, directeur du service d'hygiène et de santé à la Ville. Aussi menons-nous, une dizaine de jours par an, des campagnes de captures. L'an dernier, nous avons
neutralisé environ 9 000 pigeons ».

Euthanasiés au CO2
Rappelons comment se passent ces campagnes : un vaste filet s'abat pour happer des pigeons préalablement appâtés par des graines ; ainsi saisis, les volatiles sont mis en cage, puis euthanasiés au CO2 chirurgical. « Cette méthode permet d'agir de manière localisée, là où les riverains signalent un gros problème », précise Joël Paillé, qui, depuis trente ans, travaille pour la Ville sur cette mission. D'ailleurs aujourd'hui même, ce mercredi matin, il doit officier place Fernand-Laffargue, où 500 pigeons ont été recensés. C'est beaucoup !


Michèle Delaunay propose pour sa part de canaliser plutôt que d'éliminer. Comment ? En dressant des pigeonniers urbains, sur le modèle des « pigeonniers contraceptifs » déployés à Paris (lire ci-dessous). Dans ces abris haut perchés, les pigeons pondent, mais une personne est chargée de secouer vigoureusement les œufs, de sorte que ces derniers n'éclosent pas. « Ce dispositif présente l'avantage de fixer la population et de concentrer les désagréments, d'autant que les colombins sont fidèles, ils s'accoutument vite… estime la députée socialiste. Le gazage de milliers d'oiseaux ne peut être une solution acceptable. Une fois qu'une partie de la population est éliminée, il reste davantage de lieux de nidification et de nourriture pour les autres, ce qui favorise, au final, la reproduction ».
Un pigeonnier en vue

L'option du pigeonnier est également soutenue par la Ligue de protection des oiseaux, dont la chargée de mission, Magali Contrasty, explique : « Il y a des alternatives au gazage, le pigeonnier, qui se développe en France, en fait partie, et c'est un procédé nettement plus respectueux des animaux. On peut aussi penser à l'introduction de rapaces comme le faucon pèlerin, un très bon moyen de régulation. Quand il y a un faucon pèlerin quelque part, je peux vous dire qu'il y a zéro pigeon à l'entour ! »
Pour revenir au pigeonnier, la mairie n'est pas fermée à cette hypothèse. Elle l'étudie même de près : le marché qui la lie à la société Sacpa, spécialisée dans la capture des animaux en ville, a été renouvelé l'an dernier pour trois ans, et le nouveau contrat prévoit noir sur blanc la pose d'un pigeonnier. « Nous réfléchissons sur sa localisation », note Philippe Latrille. « Face aux pigeons, il faut utiliser une conjugaison de solutions : capture, pigeonniers… estime Joël Paillé. Et ne pas oublier que la nature est toujours la plus forte. »
Dix pigeonniers installés à Paris


Dix pigeonniers ont été mis en place depuis mars 2003 à Paris, la Ville souhaitant à terme en implanter un par arrondissement. Objectif : fixer la population des pigeons.
Comment fonctionnent ces pigeonniers dits « contraceptifs » ? Réponse hier au service des espaces verts de la mairie de Paris : « La première couvée de chaque couple est préservée, mais les pontes suivantes sont secouées fortement pour interrompre leur développement. Elles sont toutefois laissées en place pour éviter que les oiseaux ne désertent les lieux. Les couples d'oiseaux qui s'installent n'ont ainsi qu'une couvée par an, au lieu de six ou huit. »

Chaque pigeonnier a coûté environ 20 000 euros à la municipalité et selon la mairie, ce dispositif présente plusieurs avantages : concentration des pigeons et de leurs nuisances, nettoyage hebdomadaire des fientes, contrôle sanitaire des oiseaux (les pigeons malades ou blessés sont retirés et soignés), surveillance de la mortalité…

http://www.sudouest.fr/2011/08/03/au-chevet-des-pigeons-466305-653.php

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://georges001.skyrock.com
 
"France" Au chevet des pigeons !!
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Lota Animal Mon Ami :: Les dossiers.... :: Les pigeons des villes-
Sauter vers: